Le Faiseur de Rêves (Strange the Dreamer), Laini Taylor
Publié en 2017
Editions Hodder – 532 pages (Version UK)
Editions Lumen – 400 pages (Version FR)

J’avais énormément entendu parler de ce livre qui m’intriguait beaucoup. J’ai fini par me décider à le lire quand je l’ai trouvé en VO au Nuage vert (oui parce que j’ai du mal à lire des traductions de bouquins anglophones, ça doit être mon côté un peu snob !).

Quel bonheur d’avoir pu me lancer dans cette lecture ! Et quel bonheur de l’avoir commencé si tard puisque je ne vais pas avoir besoin d’attendre pour lire la suite !

Résumé

Tout commence avec Lazlo, un orphelin d’une vingtaine d’années, originaire de Zosma, qui est fasciné depuis toujours par une ville lointaine, pleine de magie et de créatures fantastiques. Cette fascination a même  viré à l’obsession lorsque 15 ans plus tôt, le nom de cette ville a été effacé de toutes les mémoires pour devenir « Désolation » (« Weep » en VO).

Un jour, Eril-Fane, originaire de Désolation et surnommé le Tueur de Dieux, arrive à Zosma à la recherche de savants pour aider sa ville. Notre protagoniste va alors tout faire pour rejoindre cette expédition. Il n’a qu’une hâte, découvrir tous les secrets de Désolation et en savoir plus sur ces fameux dieux qu’Eril-Fane a dû tuer pour mériter son nom.

Des personnages réalistes

Le Faiseur de Rêves met en scène deux personnages principaux, Lazlo et Sarai (personnage très important dont je ne spoilerai rien !). C’est à travers le point de vue de ces deux personnages que Laini Taylor nous fait découvrir un univers riche, soigné et plein de poésie, ainsi qu’une mythologie passionnante.

Si l’autrice se démarque de bien d’autres, c’est avant tout grâce à ses personnages. On est bien loin des schémas classiques des méchants contre les gentils. L’histoire du Faiseur de Rêves commence alors que les méchants sont déjà morts. Si on a bien deux camps opposés dans le récit, aucun n’est fondamentalement mauvais (ni fondamentalement bon à vrai dire). Les personnages sont nuancés, ils font et ont fait des erreurs (souvent pour les bonnes raisons), et sont plein de regrets.

Un rythme maîtrisé

Autant le dire tout de suite, ce roman n’est pas bourré d’action. Son but est principalement de poser le décor et nous donner toutes les clés pour bien comprendre cet univers. J’imagine que le gros de l’action prendra place dans le second (et, sauf erreur de ma part, dernier) tome, même si les choses commencent sérieusement à bouger dans les dernières pages. Malgré tout, le rythme du récit est maîtrisé, et j’ai particulièrement apprécié les petits cliffhangers à chaque changement de point de vue. Sans parler, évidemment, du gros cliffhanger final !

Une plume incroyable

Dernier détail qui est loin d’en être un, Laini Taylor écrit extrêmement bien. Je ne sais pas ce que vaut la traduction française, mais en VO, ça a vraiment été un bonheur de découvrir une plume très fluide, poétique, et pleine d’élégance.

Est-ce que la mise en place de l’univers aurait pu être plus rapide ? Probablement. 

Est-ce qu’il y aurait pu y avoir plus d’action ? Clairement.

Est-ce que j’aurais aimé que ce roman soit différent ? Absolument pas !

Note globale : 18/20 (on se garde une petite marge quand même !)