Kaleb – Saison 1, Myra Eljundir
Publié en juin 2012 aux éditions Robert Laffont (Collection R)
456 pages

J’avais entendu parler de ce livre sur la chaîne de O&Dimi il y a quelques temps et il me tentait énormément. Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal à me le procurer (il faut dire que ce n’est pas exactement une nouveauté non plus). J’ai fini par le trouver le weekend dernier et je me suis jeté dessus. L’histoire m’intriguait beaucoup et je n’ai vraiment pas été déçu !

Résumé

– Résumé officiel –

Kaleb est un jeune homme de 19 ans qui découvre petit à petit qu’il peut ressentir les émotions d’autres personnes, surtout les émotions fortes comme la colère. Au fil des jours, il commence à devenir violent et imprévisible. Il découvre alors qu’il est empathe, et qu’avec le temps, il sera capable de manipuler les émotions des gens qui l’entourent.

Dans ce premier tome, Kaleb va chercher à en savoir plus sur ses origines et ses pouvoirs. Il va devoir apprendre à maitriser son don et décider s’il souhaite l’utiliser pour le bien ou pour le mal.

Une histoire très prenante

Je ne vais pas tourner mille ans autour du pot : j’ai adoré ce roman ! J’ai trouvé l’histoire originale et les éléments fantastiques assez différents de ce qu’on rencontre habituellement. La plume de Myra Eljundir est très fluide et agréable à lire, et on enchaîne les chapitres très rapidement grâce à un rythme bien maîtrisé.

Le début de mythologie exposé dans ce premier tome est très intéressant, et j’ai très envie d’en découvrir beaucoup plus. J’ai aussi hâte de continuer de voir les différents personnages évoluer.

La psychologie des personnages

Une chose importante à savoir sur l’autrice : elle est psychologue, spécialisée en psychocriminologie. C’est quelque chose qu’on ressent vraiment tout au long du récit. Du début à la fin, elle nous régale en développant la psychologie de ses personnages comme je l’ai rarement vu, surtout dans un roman young adult.

J’ai malgré tout été gêné par sa manière de traiter ses personnages féminins. Par moment, je me suis même demandé si c’était vraiment une femme qui avait écrit ce livre. On n’a finalement que deux personnages féminins dans ce livre. La première est présentée comme une victime tout au long du roman, même si on découvre petit à petit les raisons de sa très faible estime de soi. La seconde a une personnalité un peu plus affirmée mais elle reste pas mal bridée par les hommes. Ceci étant dit, certaines révélations à la fin du livre laissent présager un retournement de situation en ce qui concerne cette dernière.

Un public cible pas si jeune

La quatrième de couverture nous indique que ce roman est réservé aux plus de 15 ans, à condition de ne pas être trop sensible. En effet, les thèmes abordés dans Kaleb peuvent être un peu perturbants. On parle beaucoup de violence (physique et psychologique), on parle de sexe, de torture… Et surtout, on garde quand même une sensation de malaise tout au long de la lecture. Ce livre n’est donc, d’après moi, pas à mettre entre toutes les mains.

Malgré tout, ce livre a été un véritable coup de coeur pour moi, et j’espère ne pas être déçu par la suite. J’ai déjà acheté le tome 2 que j’ai l’intention de lire début juin puisque mon mois de mai est déjà bien rempli. Pour ceux-qui ne le sauraient pas, la booktubeuse Pikiti Bouquine organise au mois de mai le mois de la fantasy, et j’ai déjà préparé ma pile à lire pour cet évènement. Ayant déjà six livres à lire, je doute que Kaleb réussisse à se frayer un chemin aussi vite.

Note globale : 18/20